Le rendement des groupements fonciers forestiers (GFF)

Les Français restent encore perplexes quant à l’idée d’investir dans les bois et forêts en raison notamment de leur rendement réduit (actuellement entre 1 à 3%). Il faut néanmoins préciser qu’au-delà de ce taux de rémunération faible, les avantages offerts par les groupements fonciers forestiers sont considérables. Et même si l’on prenait ce rendement comme référence, il existe plusieurs moyens de le justifier ou de le moduler mais dans tous les cas, ce critère ne constitue pas une menace pour l’investissement.

La forêt : une filière prometteuse

La promotion de la filière forestière est soutenue par la participation accrue du bois dans l’amélioration et l’innovation de différents secteurs phares.

La construction entre autres, la technologie, l’énergie alternative mais surtout l’environnement dans lequel se concentre actuellement toute l’attention des nations. Il n’y a pas de doute. La forêt a un énorme potentiel.

La France disposant d’un patrimoine forestier important n’a pas tardé à transformer cet avantage en profit. Les exploitants français ont compris que le développement de la filière est intimement lié à la valorisation de ses propres ressources.

On constate d’ailleurs que les investissements dans ce domaine commencent à reprendre des couleurs. Et ce, malgré les restrictions causées par un manque de rendement.

Placement dans un GFF : La réalité sur le rendement

Mais autant dire qu’un groupement foncier forestier comme tout autre véhicule de placement a ses propres spécificités pouvant être perçues comme des avantages ou des inconvénients. Avec par exemple un rendement net autour de 2%, la motivation n’est pas toujours au rendez-vous.

Cela dit, si on voyait du côté de la fiscalité (réduction d’IR, exonération de 50% d’ISF, abattement de 75% de droits de succession), cet élément ne doit en aucun cas constituer un obstacle à l’investissement. Car moins les revenus sont imposés, plus le rendement est équilibré.

De plus, en considérant un rendement de 4% pour d’autres actifs avant prélèvement de frais de gestion, il est possible qu’on obtienne le même résultat.

Les facteurs qui améliorent le rendement du groupement foncier forestier

Investir dans un groupement foncier forestier implique d’acheter des parts du groupement donnant accès à un patrimoine composé d’actifs forestiers. Ces derniers concernent essentiellement les bois, les terrains nus à boiser et les massifs forestiers implantés en France.

En les exploitant, les associés du groupement perçoivent des revenus faiblement imposés lesquels apparaissent d’emblée comme un avantage majeur.

Mais compte tenu des circonstances favorables évoquées précédemment, il est plus probable que ce type de placement soit en perspective perçu comme un support très rémunérateur.

On peut évaluer l’importance de cet investissement à partir de différents paramètres à savoir :

  1. L’évolution du prix du bois sur le marché : ceci concerne notamment les revenus issus des produits et prestations dérivés des bois et forêts. Donc plus le prix évolue, plus les transactions augmentent et plus les activités de production s’accroissent.
  2. La situation géographique (ou climatique) des sites de valorisation : le groupement foncier forestier sélectionne des actifs forestiers bien localisés présentant des sols de bonne qualité et des conditions climatiques propices au développement des peuplements.
  3. La structuration des forêts : un investissement efficace mise sur des ressources efficaces. Autrement dit, il est essentiel que la composition des forêts soit optimisée en termes d’essence, de qualité, d’âge, d’emplacement.
  4. La diversité des activités et des formes d’exploitation : loyers de chasse et de pêche, ventes de coupes de bois, tourisme, forêts de rendement, forêts de capitalisation.

La performance globale du groupement foncier forestier s’explique donc en deux temps :

  • le rendement et la valeur du capital dans le temps,
  • et les paramètres susmentionnés.