L'immobilier bois en France

 

Choix d’habitat : un changement d’état d’esprit


Force est de constater que l’immobilier en France connaît une période exceptionnelle, aidé il est vrai par des conditions de crédit très avantageuses et de nombreuses mesures incitatives de la part des pouvoirs publics. Et les agents immobiliers ne sauraient dire le contraire, leurs préoccupations du moment étant plus de trouver les biens à proposer que de les vendre.
Du côté des promoteurs de maisons individuelles, d’autres sources de tracas : la recherche de terrains constructibles.
Malgré ces contraintes, les 190.000 maisons réalisées l’an dernier classent 2004 comme étant une année record depuis plusieurs décennies.
Par ces chiffres, qui se sont confirmés sur le début 2005, on comprendra que le comportement des français en terme d’habitat continue sa mutation, ces derniers s’orientant vers l’habitat individuel au détriment du collectif.

Espace, calme et transport
La détérioration des conditions de vie en milieu urbain (stationnement, pollutions atmosphérique et sonore…) ainsi que les prix galopants des logements en centre ville poussent bon nombre de ménages à accéder à la propriété dans les zones rurales autour des grandes métropoles.
Dans le même esprit, le flux migratoire Paris province s’est inversé, tournant à l’avantage de villes comme Nantes, qui attirent de plus en plus de familles désireuses de vivre dans un cadre de vie moins stressant.
Dans ce contexte, nombreux sont les ménages français qui préfèrent désormais vivre dans une maison individuelle, quitte à effectuer des trajets importants pour se rendre sur leur lieu de travail. Les études le confirment, la recherche de calme, de plus d’espace et d’un coin de verdure est devenu un critère prépondérant.

 

Le développement de la maison bois


La maison comme valeur refuge
Face à des rythmes de vie qui s’accélèrent, la maison joue pleinement son rôle de refuge douillet. Et les français portent de plus en plus d’intérêt à la réalisation, l’aménagement et la décoration de leur nid. La part du rayon dédié aux magazines sur la maison dans les kiosques et maisons de la presse illustre ce phénomène, avec la sortie de nouveaux titres presque toutes les semaines.
Parallèlement, le retour à l’essentiel gagne du terrain. Il en va pour l’habitat comme de l’alimentation ou des loisirs : les français se réorientent vers les valeurs sûres, vers plus de simplicité, de naturel et d’authenticité. Cela se traduit entre autre par le choix des matériaux.

Pas étonnant dès lors que la maison bois connaisse un regain d’intérêt, elle qui fut mise à l’écart pendant plusieurs décennies, sacrifiée sur l’autel de la rentabilité. Désormais, pour ses qualités esthétiques et de confort, mais aussi par souci de respect environnemental, la maison en bois séduit de plus en plus les français.

Une modularité adaptable aux besoins
Par ailleurs , la modularité s’impose aussi comme un critère de choix important dans l’acquisition d’un bien immobilier. Cette tendance, née de l’évolution que connaît la structure familiale depuis plusieurs décennies avec une part grandissante de famille recomposées, influence déjà les comportements d’achat.
Sur ce point, la maison bois fait de plus en plus d’adeptes, apportant une réponse idéale à cette nouvelle demande par sa grande capacité de modularité des aménagements intérieurs. Cette caractéristique, connue et appréciée depuis longtemps des architectes, offre aujourd’hui un argument supplémentaire aux constructeurs de maisons en bois.

La maison bois : un marché encore atypique
Même avec une part de marché en progression, la construction en bois, qui représente 4% du parc immobilier français, demeure atypique pour l’instant comparé aux pays anglo-saxons.
Sans doute la France les rejoindra. En attendant, les idées reçues persistent, notamment en ce qui concerne la longévité des biens construits en bois. Victimes de nos mentalités latines, ils font aujourd’hui encore autant de réfractaires absolus que d’adeptes convaincus, malgré les efforts de communication de la filière et les actions des pouvoirs publics via le Plan Bois Construction Environnement.
Les français sont pourtant 20% à se dire tentés par ce type d’habitat. Ils sont donc nombreux ceux qui pourraient franchir le pas, mais l’accession à la propriété n’est pas toujours évidente.

Construction : au bon vouloir des mairies
Très nombreux encore sont les particuliers qui enregistrent de la part des mairies un refus de permis de construire lié au choix du bois pour leur construction. S’il est vrai qu’un chalet de type alpin peut faire verrue sur les côtes bretonnes, dans bien des cas il est possible d’imaginer un projet architectural de maison bois qui puisse s’adapter aux particularismes locaux. Dans de nombreux cas d’ailleurs, le bois n’est pas à l’origine du refus. C’est du choix de la couleur extérieure que peut dépendre l’acceptation du projet par les maires. Malgré tout, les refus catégoriques existent.

Revente : la nécessaire fluidité du marché
Les propriétaires de maison en bois ne connaissent pas de problèmes particuliers à la revente de leur bien, dès lors qu’a lieu la rencontre avec les acheteurs adeptes. Or pour l’instant, cette rencontre est encore trop souvent le fruit du hasard.
Bien souvent, les agents immobiliers mettent près d’un an à vendre des maisons en bois, non pas à cause de leur qualité ou de leur prix, mais parce que l’offre dispersée handicape considérablement les acquéreurs potentiels dans leur recherche.
Or, la fluidité du marché de la revente influence fortement le développement du segment. En effet, elle conditionne notamment la construction de nouveaux biens par les vendeurs, qui dans presque tous les cas, ne souhaitent pas revenir à de la construction traditionnelle.

 

Quelles perspectives ?


L’incontournable respect de l’environnement
A plus ou moins court terme, le secteur du BTP devra intégrer les solutions techniques qu’impose la prise en compte des problèmes environnementaux. Peu de promoteurs ont déjà franchi le cap de réaliser des lotissements entiers de maisons bois. Ce qui est certain, c’est que ce type de projet va se généraliser très rapidement, puisque la plupart des promoteurs se penchent actuellement sur ce type de projets d’habitat individuel mais aussi sur la conception d’ensembles de logements collectifs dans le même modèle constructif.

L’adaptation de l’offre à la demande
Afin de faciliter l’accès à la propriété des ménages aux revenus modestes, Jean-Louis Borloo, ministre de la cohésion sociale, formulait récemment le souhait d’une maison individuelle à 100.000 euros. En construction traditionnelle, cette proposition n’est pas rare aujourd’hui.

Reste à prouver aux constructeurs de maisons en bois qu’il est désormais possible de répondre à cette nouvelle demande, que la maison construite en bois n’est plus le seul privilège d’architectes ou de familles aisées dans le cas d’une résidence secondaire.
La réponse devrait être formulée prochainement par l’intermédiaire d’un concours organisé par Afcobois et ouvert aux constructeurs du secteur.
En terme de perspectives de développement, d’autres événements récents, comme l’annonce faite par Ikea de son arrivée sur le marché de la construction de maisons bois, permettent de penser que celle-ci a de beaux jours devant elle. Affaire à suivre…

 

 Loire-Atlantique

Maison bois à vendre

756 000 euros

 Ain

Maison bois à vendre

325 000 euros

 Côtes-d'Armor

Maison bois à vendre

254 400 euros